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kamishibaï - "Théâtre en papier "- est l’un des arts traditionnels du Japon. Il est né dans la période Yedo. Son origine vient d’un spectacle nommé " Utsushi-e" , qui est une sorte de lanterne magique ; On peint les images sur des plaques de verre qui sont ensuite projetées avec de la lumière sur un écran . Il y a un conteur et un ou des musiciens.


Le dernier maître d’Utsushi-é , Sen-you Ryo-fuku-tei , avait décidé d’arrêter de faire ces spectacles d’Utsushi-é , à la fin de l’ère Yedo, parce qu’ils coûtaient cher à réaliser et qu’ils rapportaient peu. Il faisait aussi le spectacle de poupée (Guignol), et se changea alors en « Maître de Poupée » .


Celui qui peignait les plaques de verre chez Sen-you Ryo-fuku-tei perdit ainsi son travailRetour ligne automatique
On ne connaît pas son vrai nom, mais seulement son prénom ; Shin -San.


Shin-San craignant de perdre son travail, commença alors à faire un spectacle de ses propres images peinte (on dit qu’il était un élève d’Enchou ,qui était un maître de Rakugo. On dit même que Shin San faisait la performance d’ouverture de Rakugo.)


C’était la naissance du kamishibaï.
Shin-San a peint les images des caractères sur du papier, sur une double-face en expressions différentes , et puis il a mis une poignée pour que l’on puisse le tenir par la main et le tourner selon l’expression de chaque caractère.


Le premier public à l’avoir vu l’a appelé "kamishibaï"- Théâtre de papier.
Les comédiens ont commencé à faire le kamishibaï, d’abord au fête de shrine pour les enfants, mais comme il fallait demander une licence aux Yakuza ( la mafia japonaise ) pour travailler lors des fêtes , et qu’il n’y en avait pas assez pour bien gagner sa vie, ils ont donc quitté les Yakuza et sont partis travailler dans la rue.


Pour travailler dans la rue, les conteurs de kamishibaï ont commencé à utiliser des vélos.
C’était le style le plus populaire et connu du kamishibaï de la période Sho-wa, le kamishibaï avec vélo.


Comme il n’y avait pas de ticket d’entrée pour le kamishibaï, ils vendaient également de petits gateaux.


Il y eut un grand tremblement de terre à Tokyo, puis la guerre.
Beaucoup de gens perdirent leur travail, et pour vivre commencèrent à faire du kamishibaï.
Il n’y avait pas de télévision ni le cinéma, et pour les enfants, le kamishibaï était leur seul loisir.
Il y avait des sociétés de kamishibaï qui produisaient et louaient les dessins, tandis que beaucoup de peintres les réalisaient.
Avec l’arrivée et la généralisation de la télévision dans les familles japonaises, le kamishibaï à beaucoup perdu de sa popularité.
Beaucoup d’artistes ont alors cessé de faire du kamishibaï, et changé de profession devenant dessinateurs de manga, écrivains, etc…
Pour le reste, on conservait le kamishibaï dans le domaine de l’éducation.


De nos jours encore, on peut trouver beaucoup d’œuvres de kamishibaï dans les bibliothèques pour enfants. Les mères peuvent les divertir avec ce théâtre de papier. Le bon point du kamishibaï, est que "Tout le monde puisse le jouer".


Récemment, il a été dit que le kamishibaï était un instrument pour élever et soigner le sens de communication des enfants - peut être des adultes aussi -. Parce qu’il y a un conteur à côté des images, et en passant la page (scène), l’image part du monde imaginaire au monde réel . Le conteur et le public partagent ce moment.
Il attire de plus en plus de notre attention, pas seulement au Japon , mais dans beaucoup d’autre pays. Le kamishibaï est devenu international.
En gardant son histoire au derrière, le 21ème siècle sera une nouvelle période du kamishibaï.


Référence :
« kamishibaï : l’histoire de l’époque Shôwa », Kôji Kata, 1971, Iwanami-Gendai-Bunko, Japon
(『紙芝居昭和史』加太こうじ、1971年、岩波現代文庫

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